top of page
    Capture d’écran 2021-05-10 à 18.55.17.png

    L'installation à Darou Rahmane

    ​

    Serigne Abdoullahi Mbacké a séjourné à Diourbel jusqu’au rappel à Dieu de son vénéré père Cheikh Ahmadou Bamba, survenu le 19 juillet 1927. Ensuite il est parti s’établir à Touba. Serigne Moustapha Mbacké ibn Sokhna Maïmouna bint Serigne Abdoullahi Mbacké affirme que Cheikh Balla Fally Dieng avait construit à Touba une belle maison pour Serigne Abdoullahi dans le voisinage de Serigne Abdoulaye Diakhaté. Des sources rapportent la forte relation qui liait Borom dër bi à Cheikh Balla Fally Dieng. Sa mère Fatima Kubra étant originaire de Mauritanie, Serigne Abdoullahi n’avait pas d’oncles maternels au Sénégal. C’était également le cas de son jeune frère Serigne Ibrahima Mbacké. Cheikhoul Khadim aurait demandé à Cheikh Issa Diène et Cheikh Balla Fally Dieng de se considérer comme leurs oncles. Serigne Abdoullahi a vécu un moment à Touba avant de partir à Darou Rahmane.

    Il y a différentes versions de son installation à Darou Rahmane. Je rapporte ici la version qui me semble la plus fiable et que j’ai recueillie de Serigne Moustapha Mbacké ibn Sokhna Maïmouna bint Serigne Abdoullahi Mbacké qui l’a recueillie de Serigne Abdou Karim Dieng, un disciple proche de Serigne Abdoullahi. Il rapporte que Serigne Abdoullahi est arrivé à Darou Rahmane une nuit. Serigne Mor Gnambé Diop et son fils aîné Serigne Dame Diop ont été les premières personnes à l’accueillir dans le village qui s’appelait à l’époque Bileul Mody. Ce jour-là, Serigne Dame Diop avait fait préparer un dîner et à la demande de son père, avait laissé de côté un bol. Quand Serigne Abdoullahi a débarqué cette nuit, Serigne Mor Diop a dit que le destinataire du bol était arrivé. Ces propos de Serigne Mor Diop montrent aussi sa dimension car Serigne Abdoullahi n’avait prévenu personne de son arrivée.

    Le saint homme a dîné puis Serigne Dame Diop lui a laissé sa chambre pour la nuit. Il a discuté avec Serigne Mor Diop et lui a fait part de sa volonté de s’installer dans le village. A cette époque, l’endroit était essentiellement occupé par les familles Diop, Kandj, Ndiaye et Sakho. On a délimité une petite parcelle pour Serigne Abdoullahi. Par la suite, il a acheté des terres et il en a reçues aussi en adiya (don pieux). Serigne Abdoullahi est arrivé dans le village de Bileul Mody entre 1929 et 1930. Des sources plausibles dont Serigne Moustapha Mbacké ibn Sokhna Maïmouna bint Serigne Abdoullahi Mbacké privilégient l’année 1930. Il avait alors vingt-trois ans. Il rebaptisa le village Darou Rahmane du nom de son village de naissance dans le Djolof. Quand Cheikhoul Khadim s'était installé à Thiéyène Djolof, il l'avait rebaptisé Darou Rahmane. Son fils suivait ainsi ses traces. 

    On se demande naturellement comment il a trouvé ce village et ce qui l’avait incité à le choisir. Des sources rapportent qu’il l’avait traversé alors qu’il venait de la carrière de Ndokk avec Serigne Khassim Mbacké. Ils transportaient des pierres à Touba pour la construction de la mosquée. Les deux cousins et amis avaient alors passé la nuit à Darou Rahmane chez Serigne Dame Diop. Serigne Abdoullahi est revenu plus tard à Darou Rahmane pour s’y implanter. Serigne Khassim a de son côté implanté son propre village qu’il a nommé aussi Darou Rahmane. 

    Serigne Abdou Rahmane Lô

    Mame Thierno Ibra Faty.jpeg

    Mame Thierno Ibra Faty

    S'instruire pour un destin hors norme

    Serigne Abdoullahi Mbacké passa ses premières années au Djolof. En 1912, Cheikh Ahmadou Bamba quitta Darou Rahmane (anciennement Thiéyène Djolof) pour se rendre à Diourbel où il était assigné en résidence surveillée. Il installa sa famille à Darou Halimoul Kabir et confia Serigne Abdoullahi à Serigne Abdou Rahmane Lô pour son apprentissage coranique. C’est ce dernier qui avait enseigné le Coran à ses aînés et dans la biographie qu’il a consacrée à son vénéré père « Minanoul Bakhil Khadim fi Siratoul Cheikh al-Khadim, Les Bienfaits de l’Éternel dans le récit de l’hagiographie de Cheikhal Khadim», Serigne Mouhamadou Bassirou Mbacké livre ce témoignage à l’endroit de son maître coranique « Parmi tous ceux que j’ai vus, je n’ai jamais rencontré un seul professeur dont l’enseignement fut plus bénéfique que le sien (Serigne Abdou Rahmane Lô) ni un seul qui fut plus capable que lui de réciter le Coran... »

    Depuis Diourbel, le Cheikh s’enquérait régulièrement des nouvelles de son fils. L’intelligence vive et la mémoire excellente, Serigne Abdoullahi maîtrisa rapidement le Saint Coran et rejoignit son vénéré père à Diourbel. Le Cheikh céda à sa requête et l'autorisa à rester avec lui. Il le chargea de rédiger un exemplaire du Coran. Serigne Abdoullahi s’exécuta et calligraphia de mémoire un exemplaire du Livre Saint qu’il remit à son père. 

    Le conférencier Serigne Abdoulaye Diop Bichri raconte que le Cheikh fut très étonné et honoré en voyant la qualité de la restitution et à quel point leurs écritures se ressemblaient. Il écrivit en bas du document en guise de signature « Hâdhâ khattu Yamini », signifiant « Ceci est ma propre plume ».

    Un maure qui rendait visite au Cheikh, lui fit remarquer que c’était l’enfant -Serigne Abdoullahi- qui avait écrit le Livre. Le Cheikh répéta alors sur un ton un peu brusque « Hâdhâ khattu Yamini ». 

    Il y a une autre version de cette anecdote qui stipule que le Cheikh avait confié un jour à Serigne Abdoullahi la rédaction d’importants écrits. Ce dernier s’en acquitta et satisfait de la qualité du travail, son père remercia Allah et de sa propre main, écrivit « Hâdhâ khattu Yamini ». Il me semble plus judicieux de présenter les deux versions. Dieu sait mieux.

    Serigne Abdoullahi passa par plusieurs érudits pour parfaire son éducation. Le Cheikh lui fit poursuivre ses études auprès de son cousin Serigne Mbacké Kanni Bousso puis auprès de son frère cadet Serigne Afia Mbacké. 

    Enfin, il le fit séjourner chez Mame Thierno Ibrahim Faty à Darou Mouhty. Le choix de Mame Thierno n’est pas fortuit quand on sait ce qu’il représentait pour le Cheikh qui le considérait comme le disciple exemplaire, le modèle. Le Cheikh avait les mots les plus élogieux à l’égard de son frère qu’il tenait en haute estime et qu’il considérait même comme son bras droit. Ayant une confiance absolue en son frère, lors de son exil au Gabon, il lui avait confié ses enfants Serigne Modou Moustapha Mbacké, Serigne Fallilou Mbacké et Serigne Bara Mbacké. Il les a éduqués, élevés et instruits. Quand ce fut le tour de Serigne Abdoullahi d’être instruit, le guide de Darou Mouhty avait arrêté d'enseigner mais il reprit à la demande du Cheikh. Son fils, Serigne Abdou Khoudoss rapporte qu'ils en étaient très heureux car Mame Thierno n’instruisait même plus ses propres enfants. Donc, c’était uniquement le ndigël du Cheikh qui lui avait fait reprendre l’enseignement. 

    Et dès que Serigne Abdoullahi rentra à Diourbel, il retourna à sa retraite. Quand ses enfants lui demandèrent de poursuivre leur instruction, il leur dit que dans ce cas, ils devaient aller chercher Serigne Abdoullahi et le ramener. En arrivant à Diourbel, ce dernier demanda à son père de s'occuper lui-même de l’approfondissement de ses connaissances. Le Cheikh lui accorda cette faveur après avoir d'abord refusé par manque de temps. 

    Ils s'enfermaient beaucoup tous les deux. Serigne Abdoullahi remarqua que son vénéré père ne s'alimentait presque pas. Il apprit beaucoup auprès du saint homme. C’était une chance pour lui de vivre dans la demeure du Cheikh qui n'acceptait pas que les personnes y séjournent dans le souci de s’isoler du monde et de ses distractions. Cette période passée à Diourbel fut très fructueuse pour l’apprenant. Son père lui inculqua tous les fondements et principes du soufisme. 

    Serigne Alamine Diattara, l’Imam de la mosquée mouride de Bène Tally, un disciple de Serigne Abdoullahi qui a été à ses côtés pendant plus de dix années affirme que son guide lui a parlé du temps qu’il a passé à Diourbel auprès de son père. Les gens le voyaient rarement. Il était tout le temps enfermé avec son père qui l’instruisait. Il était méconnaissable tellement il était exténué. Serigne Abdoullahi lui a rapporté que le plus éprouvant, c’était les féls (puces). Il sentait fortement leur piqûre alors que le Cheikh ne semblait pas les sentir. On ne voyait même pas la peau du saint homme à cause des puces mais il ne les chassait pas et restait imperturbable. 

    Cheikh Ahmadou Bamba a transmis beaucoup de connaissances à son fils pendant ce temps passé ensemble. Il l’a éduqué et façonné. Serigne Abdoullahi a séjourné à Diourbel jusqu’au rappel à Dieu du Cheikh, survenu le 19 juillet 1927. Il est resté un moment à Diourbel avec son frère aîné Serigne Bassirou. Ensuite il est parti s’établir à Touba.

    En constante recherche de piété, Serigne Abdoullahi était très attaché à la connaissance. Fils de Cheikh Ahmadou Bamba, il appartient à une famille d’érudits. Son grand-père, Serigne Momar Anta Sali était un des plus grands érudits de son temps. Il était le jurisconsulte des damels et un professeur reconnu dont la science était recherchée autant par les novices que les érudits. Cheikh Ahmadou Bamba qui a grandi dans cet environnement auprès d’un père qu’il vénérait et qui a participé à sa formation, était aussi épris de connaissance. Il ne ménageait aucun effort ni fortune pour la quête du savoir et l’acquisition d’ouvrages. Le Cheikh s’attachait à confier l’instruction religieuse et spirituelle de ses enfants aux meilleurs maîtres dont on peut citer deux illustres exemples : Serigne Abdou Rahmane Lô et Mame Thierno Ibrahim Faty. 

    Serigne Abdoullahi est passé par ces deux érudits et a également eu l’immense privilège de bénéficier des enseignements du Cheikh qui ne lui a pas seulement transmis du savoir mais l’a aussi éduqué et façonné durant le temps qu’ils ont passé ensemble à Diourbel. 

    Serigne Abdoullahi était plein de connaissance religieuse. Il n’a jamais cessé de s’instruire même à l’âge adulte. Ainsi, après avoir fondé Darou Rahmane, il a voulu poursuivre son instruction. Serigne Mbacké Bousso l’a alors mis en relation avec Serigne Cheikh Faty Kani Bousso. Ce dernier est venu s’installer à Darou Rahmane avec sa famille et a ouvert un daara où il dispensait un enseignement aux villageois. Serigne Cheikh Faty Kani Bousso a même composé de jolis khassidas sur Serigne Abdoullahi. L'éducation de Serigne Abdoullahi comme le reste de sa fratrie, l'avait préparé à endosser un destin hors norme. 

    jad20230424-culture-ass-cheikh-ahmadou-bamba-1-1256x628-1682352548.jpg.webp

    Le prénom Abdoullahi

    Cheikhoul Khadim écrivit sur un bout de papier le prénom ''Abdoullahi'' et ordonna à Serigne Mactar Binta Lô de dire à Serigne Amsatou Diakhaté de baptiser ainsi le nouveau-né. Comme on peut le deviner, le choix de ce prénom lourd de sens -Abdoullahi, signifiant esclave d’Allah- n’est pas fortuit pour un homme qui a consacré sa vie à Allah et son Prophète (PSL) et dont chaque acte était régi par la foi et le désir de complaire à son Seigneur. Et Cheikh Ahmadou Bamba avait pour but d’être Abdoullahi wa Khadim Rassoulihi (esclave de Dieu et serviteur de son prophète) qui plus qu’un prénom était un rang. J’ai demandé à Serigne Cheikh Samb, un chercheur et documentaliste mouride son interprétation du prénom Abdoullahi et voici ce qu’il ressort de ses explications : « Abdoullahi fait partie des prénoms du Prophète. Le père du Prophète s’appelait aussi Abdoullahi. Les stations de Cheikhoul Khadim, son état d’esprit sont perceptibles à travers les prénoms qu’il attribue à ses enfants, ses khassidas, le nom de ses villages. Au début de son cheminement vers le Prophète, ses fils avaient comme prénom Mouhamad : Mouhamadou Moustapha, Mouhamadou Fadel, Mouhamadou Lamine Bara, Mouhamadou Bachir. À son retour d’exil, il avait atteint un degré de proximité élevé avec Allah ; Allah lui avait accordé des bienfaits étendus. Et conscient de ses faveurs d’Allah envers sa personne, il renvoyait tout à Lui comme le montrent les prénoms de ses enfants nés à cette époque : Aboul Ahad, Abdoul Khadre de même que le nom de ses villages : Darou Rahmane, Darou Khoudoss, Darou Mouhty etc. À son retour d’exil, Cheikhoul Khadim était empli d’Allah et avait bcp de connaissances inconnues au simple mortel. Certains disaient même que c’est comme si Allah lui avait offert le monde. Son assistance était très sollicitée par des grands de ce monde dont des saints reconnus. Il a tellement travaillé pour le Prophète qu’il a mené auprès d’Allah. »Les explications de Serigne Ahmadou Ndiaye Nguirane, chercheur et conférencier de la voie mouride abondent dans ce sens : « Parmi les prénoms du Prophète, celui qu’il préférait était Abdoullahi car il se considérait comme un esclave d’Allah. Quand Allah lui a dit qu’il était son esclave, cette reconnaissance a fait de ce prénom le préféré du Prophète. Dans sa volonté d’imiter et de s’inspirer du Prophète, le prénom qu’affectionnait particulièrement Cheikhoul Khadim était Abdoullahi wa Khadimou Rassoulihi. Et il affirmait de même que tous ceux qui étaient rattachés à lui étaient des esclaves d’Allah et sous l’autorité du Prophète. Puisqu’il n’y a qu’un seul Seigneur, tous les êtres sont ses esclaves et le Prophète la meilleure des créatures. Le Prophète disait que les meilleurs prénoms aux yeux d’Allah étaient ceux qui renvoyaient au statut de soumission à Allah et de gratitude ».

    Qu’Allah l’Omniscient pardonne toute erreur contenue dans ce texte. 

    Minal Haqqi, le khassida jumeau de Serigne Abdoullahi Mbacké

    C’est à l’occasion de la naissance de Serigne Abdoullahi Mbacké que son vénéré père était très heureux d’accueillir que Cheikhoul Khadim écrivit le khassida Minal Haqqi qui fait l’éloge du Coran. Contrairement à certaines affirmations, le khassida a été écrit lors du séjour du Cheikh à Thiéyène Djolof et non à Diourbel. 

    On rapporte que le Cheikh inséra le khassida entre deux morceaux de bois et le plaça devant la porte de la chambre où se trouvait le nouveau-né et dit : « Quiconque posera les yeux sur ce khassida sera absout de ses péchés ». C’est pourquoi les talibés mourides appellent le khassida Minal Haqqi « guiss tékhé ». Je vous propose ci-dessous une traduction du khassida dont la source est : Twitter @be_mouride. Qu’Allah nous pardonne toute erreur, seule Son œuvre peut prétendre à la perfection. 

     

    Minal Haqqi :

    La vérité est apparue, une vérité avec une luminosité céleste. Cette vérité qu’est le Coran renferme tous les secrets et bienfaits qui soient. 

    Il émane du Bon Dieu, Al Haqqi qui est la vérité absolue. Et il nous est parvenu par le biais de l’Envoyé (PSL), le sceau des prophètes.  

    Un livre par lequel on implore la miséricorde d’Allah contre les vicissitudes de la vie d’ici – bas et de l’au-delà. 

    On espère du Très haut, de ce Coran,

    tous les privilèges, tout ce que l’on recherche. Un vœu exaucé puisque le livre saint a repoussé tous les vices et déversé les bienfaits de l’Éternel sur nous.

    Le Coran est ma banque, mon trésor puisque c’est grâce à lui que Le Très Haut m’a sauvé de tout précipice.

    Dieu m’a pourvu d’un don extraordinaire de par les bienfaits que procurent les versets

    du Coran, cet ami, ce bien-aimé. J’ai reçu des secrets uniques en leur genre. Ce qui a eu le don de décupler mon amour envers le Bon Dieu.

    Grâce au Coran,

    Notre Seigneur m’a aussi délivré de tous mes ennemis et ainsi j’ai pu accéder à l’enceinte scellée. Et c’est également par le biais du livre saint que le Bon Dieu m’a pourvu de tout ce que je recherchais et qui était hors de portée.

    J’ai pu me délivrer de tous ennemis, vices et péchés véniels grâce au Coran. Dans le même temps, j’ai obtenu la félicité puisque la sécheresse n’a pas eu lieu.

    Grâce au Coran, je reviens de notre Seigneur qui est As Salaam. Et mon chemin a été éclairé par l’intercession du Prophète pour qui chanter ses louanges est devenue une coutume pour moi.

    Paix et salut sur le sceau des prophètes Mouhammad, sa famille, ses compagnons qui ont un rang très élevé.

    Paix et salut éternel sur le Prophète Mouhammad tant qu’il demeure la meilleure des créatures, tant que le Coran continue d’éblouir nos vies.

    Source : Twitter @be_mouride

    • Twitter

    Un hôte illustre

    ​

    Plusieurs sources situent la naissance de Serigne Abdoullahi Mbacké entre 1907 et 1908. Certaines l’établissent plus précisément en 1907 au mois de cha’bane. Il a vu le jour dans le village de Thiéyène Djolof. Serigne Abdoullahi est le cinquième fils de Cheikhoul Khadim après Serigne Mouhamadou Moustapha Mbacké (1888-1945), Serigne Mouhamadou Fadel Mbacké (1888-1968), Serigne Mouhamadou Lamine Bara Mbacké (1891-1936) et Serigne Mouhamadou Bassirou Mbacké (1895-1966). Certains l’appellent « Taawu guedj gui » car il est le premier fils du Cheikh né après son retour d’exil. Il appartient à la descendance du Prophète Mouhammad (PSL) de par sa mère Sokhna Fatima  Koubra Al Kuntiyu, petite-fille de Cheikh Sidy El Moukhtar Al Kuntiyu, appelé Cheikh Sidya Baba, un illustre saint qui vivait en Mauritanie et considéré comme le propagateur de la voie khadre dans ce pays. Dans son ouvrage Irwaou Nadim Min Adhbi Hurb Al-Khadim, (L’Abreuvement du Commensal dans la Source d’Amour du Serviteur), Cheikh Mouhamadou Lamine Diop Dagana évoque l’amitié empreinte de respect qui liait Cheikh Ahmadou Bamba et Cheikh Sidya Baba. Voici donc la noble ascendance de Serigne Abdoullahi Mbacké ibn Cheikh Ahmadou Bamba. 

    On rapporte que le Cheikh fut très heureux de cette naissance et confia à ceux qui lui rendaient visite qu’Allah l’avait gratifié d’un illustre hôte qui était venu au monde avec beaucoup de prédispositions.

    Photo SA PP.png
    bottom of page